Le ptérygion est une excroissance de la conjonctive, en forme de triangle, qui progresse lentement vers le centre de la cornée. Bénin mais gênant, il est très fréquent au Cameroun en raison de l'exposition au soleil, au vent et à la poussière.
Prendre rendez-vousSouvent appelé « chair dans l'œil » ou « œil du surfeur », le ptérygion se développe le plus souvent du côté du nez, sur la partie blanche de l'œil, puis gagne la cornée. Il évolue par poussées, avec des épisodes de rougeur et d'irritation. Tant qu'il reste petit, une surveillance et des collyres suffisent. Lorsqu'il progresse vers l'axe visuel ou déforme la cornée, l'ablation chirurgicale devient nécessaire. La technique moderne, avec autogreffe de conjonctive, réduit fortement le risque de récidive.

Le diagnostic est clinique : l'examen à la lampe à fente suffit à reconnaître le ptérygion, à mesurer son avancée sur la cornée et à le distinguer d'autres lésions de la conjonctive. Nous évaluons ensuite son retentissement sur la vision, en particulier l'astigmatisme qu'il provoque, et nous photographions la lésion pour suivre son évolution d'une visite à l'autre.
Lunettes de soleil enveloppantes, larmes artificielles et collyres anti-inflammatoires lors des poussées : suffisant pour les petits ptérygions peu gênants.
Sous anesthésie locale, en ambulatoire, nous retirons le ptérygion et recouvrons la zone d'un fragment de conjonctive saine prélevé sur le même œil. Cette autogreffe fait chuter le taux de récidive à moins de 5 %.
Collyres pendant quelques semaines, contrôle à une semaine puis à un mois. La protection solaire reste indispensable à vie pour prévenir la récidive.
Non, c'est une lésion bénigne. Mais non traité, il peut atteindre le centre de la cornée et provoquer une baisse de vision durable. Il doit donc être surveillé.
Non. On opère lorsque le ptérygion progresse, gêne la vision, provoque une inflammation répétée ou un préjudice esthétique important. Les petites lésions stables se surveillent.
Elle se déroule sous anesthésie locale et dure environ 30 minutes. Une gêne et une sensation de grain de sable sont habituelles pendant quelques jours, calmées par les collyres.
Le risque de récidive existe, surtout chez les sujets jeunes et très exposés au soleil. La technique avec autogreffe conjonctivale le réduit fortement, et le port de lunettes de soleil est essentiel.
Cette page est informative et ne remplace pas une consultation. Seul un examen par un ophtalmologiste permet de poser un diagnostic.
Prenez rendez-vous au cabinet pour un bilan complet.